4/4 La puissance des vagues

Le sentiment océanique – La série documentaire – France Culture

Presque cachée dans un recoin du Musée Rodin, une vague en marbre-onyx en train de déferler sur trois petites femmes en bronze qui plient les genoux, une vague sculptée, il y a plus d’un siècle par Camille Claudel, un prétexte pour Véronique Mattuissi, responsable du fonds historique du Musée et Aline Pénitot, documentariste, pour imaginer ce que se racontent des trois jeunes femmes, comme le raconte Laurie Peschier-Pimont “C’est à la fois une confrontation et un désir de baigner dans la puissance. Et puis il y a vraiment cet abandon. Ce désir de céder à ce qui est, de rendre les armes en se disant que c’est la puissance qui va nous prendre si on se laisse traverser. C’est un moment où les puissances entrent en dialogue, elles entrent en écho, elles deviennent sœurs.”

Que sont-elles devenues ? Elles pourraient être scientifique, artiste, surfeuse, écrivaine et coureuse au large. Elles mesurent, quantifient, chorégraphient, explorent au large ou sur le littoral la puissance des vagues très énergétiques. Et parfois en période de tempête. Non dans un désir de conquête et d’exploit, elles vont bien au-delà pour nous raconter leur rapport à la puissance de l’océan. Une puissance paradoxale, à la la fois jouissive et sidérante car Laurie-Peschier Pimont a “ l’impression que c’est la vague qui m’a choisie. Elle me soulève, elle m’embarque, elle me roule dessus.”

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