Epilogue glaciaire (impro concrète)

De 8 à 20 minutes selon la vitesse à laquelle la glace fond.
“L’accélération provoque des pathologies et à l’extrême la pétrification”. Harmunt Rosa
Improvisation concrète, sons hydrophoniques de glace, vase en verre, prises de son de la côté ouest du Groenland – Avril 2013

Traduction concrète d’une expérience scientifique déterminante dans l’histoire du XXe siècle. « Je tente de parler au présent. Je n’aime pas les quantités, j’aime la poésie des scientifiques. Un jour ou une nuit qu’il hivernait en Antarctique, Claude Lorius, membre des expéditions polaires françaises met un glaçon dans son whisky. Il découvre que des bulles d’air s’en échappent. Il découvre ainsi qu’il peut analyser la qualité de l’air sur des temps très importants. Les scientifiques peuvent maintenant prélever des fjords gelés et de la calotte glaciaire, de la glace vielle de 420 000 ans. Claude Lorius, avec son petit glaçon dans son whisky, a permis d’étudier l’évolution des gaz à effets de serre.

À Sermermiut, au Groenland, j’ai plongé un hydrophone dans la mer gelée.

À Sermermiut, Jérémias Jensen, un chasseur de mammifères marins m’a emmené dans le fjord, entre les icebergs. Il a péché un petit bout de glace, là plongé dans une bassine en fer remplie d’eau. Une bassine en équilibre sur le pont de son bateau. Il me dit : « met ton micro là-dedans et écoute les bulles d’air qui se dégage de la glace ». Je ne sais pas qui de Claude Lorius ou de Jérémias Jensen est le plus à même de ressentir ce que nous vivons aujourd’hui. »

Présentée au 102 à Grenoble, au Festival Sonor de Nantes, au Festival Hear Say en Irlande, Festival Longueur d’Ondes à Brest, à la Gaité Lyrique, diffusée sur Radio Campus Paris, présente sur la compilation Fair-Play One

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